Célébrités et café Turc

 

Le café doit être noir comme l'enfer,
fort comme la mort,
et doux comme l'amour.

Proverbe Turc  - Auteur anonyme

 


  Les Français célèbres et le café Turc : Envoyé comme ambassadeur par Sultan Mehmet IV à la cour du Roi Louis XIV en 1669, Hoşsohbet Nüktedan Süleyman Aga introduit le café à Paris. Parmi les biens de l’ambassadeur ottoman se trouvent plusieurs sacs de café, qu’il décrit aux Français comme étant une boisson "magique". Süleyman Aga devient rapidement la coqueluche de la haute société parisienne. Pour l’aristocratie parisienne être invité à partager une tasse de café avec Süleyman Aga est un grand honneur. Ce dernier, régale ses invités avec son esprit prolixe et sa conversation agréable. L’ambassadeur a d’innombrables histoires et anecdotes sur la fameuse boisson magique, ce qui lui vaut le sobriquet de ″Hoşsohbet″ (conversation agréable dans la langue turque), ou conteur. Le premier vrai Café de Paris ouvre ses portes en 1686 sous le nom de Café Procope. Il devient rapidement le lieu de prédilection des lettrés, des poètes de renom, des dramaturges, des acteurs et des musiciens. De nombreux personnages célèbres comme Rousseau, Diderot et Voltaire deviennent amoureux du café de Procope. Le succès rencontré par le café du Café Procope envahit rapidement les rues de la capitale. Parmi les amateurs de café Turc on retrouve aussi Madame de Pompadour, Alexandre Dumas, André Gide, Moliére, Pierre Loti, Victor Hugo, Honoré de Balzac. 

    Istanbul

Les Turcs et le café : Consommer du café, est un véritable plaisir pour les Turcs. Au-delà de la consommation du breuvage, c’est avant tout le plaisir de partager et de communier avec les autres. La meilleure illustration se trouve dans le proverbe suivant: "une tasse de café partagée c'est une amitié qui vous engage pendant 40 ans". Boire le café turc est si important dans la culture turque qu’on le retrouve également dans le mot le petit-déjeuner : "kahvalti", qui se traduit littéralement par "avant le café" ("kahve" : le café et "alti" : avant). Servir du café turc joue un rôle important dans la consolidation d’une amitié. La préparation et le soin pris par un hôte dans le service du café turc à ses invités sont un signe d’hospitalité. Lorsqu’un prétendant vient  demander la main de sa bien aimée à son père, il est de tradition que la future mariée serve du café à son prétendant et à sa famille. L'acceptation du café par l’invité honore la personne qui l'offre. On en trouve l’illustration dans les expressions turques "son café peut être bu" et "je boirais bien ton café". Une fois que les cafés bien mousseux ont été consommés, la conversation s’étend davantage et débouche sur la lecture de l’avenir dans le marc du café.

 

 

Le café turc d'ici et d'ailleurs : Les méditerranéens aiment recevoir des hôtes. Que ce soit dans les Balkans ou au Proche Orient, cette tradition d'un accueil chaleureux est comme ce café, commun à de nombreux pays. Appelé « Surj » par les Arméniens, ou encore « Ahwé » par les Libanais, le café turc est une boisson qui se boit au quotidien. L’art de lire l’avenir dans le marc du café turc est également un rituel que l’on retrouve en Arménie et au Liban. Dans les Balkans le « turska kafa » se prépare dans un pot le « dzezva » mot assez proche du turc « cezve » ou Zazoua en arabe. En Grèce, un « ena elliniko » soit un café Grec se distingue généralement en trois types de café en fonction de la quantité de sucre incorporé lors de la préparation :

Pur : 1 cuillerée de café, (en turc « sade »)
Moyen : 1 cuillerée de café + 1 cuillerée de sucre, (en turc « orta »)
Sucré : 1 cuillerée de café et 2 cuillerées de sucre, (en turc «sekerli»)